Pollution de l’air

Pollution de l’air

Agissez pour réduire votre exposition à la pollution de l’air :

  • Utilisez les transports en commun, marchez ou faites du vélo au lieu d’utiliser la voiture.
  • Choisissez des itinéraires à faible circulation lorsque vous marchez, faites du vélo ou pratiquez une activité physique.
  • Maintenez votre domicile sans fumée en n’y brûlant pas de matériaux comme le charbon ou le bois.
  • Soutenez les politiques qui améliorent la qualité de l’air.

La pollution de l’air : un facteur de risque de cancer

La pollution de l’air extérieur et intérieur est un facteur de risque de cancer. Elle varie selon le lieu, l’habitation, la saison, la température, la proximité des sources de pollution, l’humidité… La proportion de cancers générés par la pollution de l’air extérieur est estimée entre 2 et 4%. 

La pollution de l’air intérieur : un enjeu de santé sous-estimé

La pollution de l’air intérieur a également un impact important sur la santé. Nous passons en moyenne près de 80% de notre temps dans des espaces clos ou semi-clos. Or, l’air intérieur est estimé 5 à 7 fois plus pollué que l’air extérieur. 

Il peut être contaminé par des composés organiques volatils, des gaz et des vapeurs émis par de nombreux éléments présents dans notre habitat: bougies, encens, produits d’entretien, fumée de cigarette, peintures, colles, appareils de chauffage, engrais pour plantes, désodorisants ou encore le radon dans certaines régions du pays. Certains de ces polluants sont cancérigènes. 

Des polluants qui favorisent le développement de cancers

Les polluants cancérigènes présents dans l’air peuvent altérer l’ADN et entraîner des mutations. Ces mutations peuvent provoquer le développement de cancers, principalement du poumon. La pollution de l’air pourrait également jouer un rôle dans le développement du cancer de la vessie. 

L’exposition à la pollution de l’air sur de longues périodes, même à faibles concentrations, semble avoir un impact plus important sur la santé qu’une exposition ponctuelle lors de pics de pollution. 

Les principaux polluants de l’air extérieur et intérieur

Parmi les polluants les plus préoccupants pour la santé, on retrouve notamment: 

  • les émissions liées au diesel ; 
  • le radon ; 
  • les particules fines et ultrafines ; 
  • les solvants organiques ; 
  • le tabac.
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Réduire l’exposition à la pollution de l’air intérieur

Adopter des gestes simples permet de limiter l’exposition à la pollution de l’air à l’intérieur des habitations. 

Principes de précaution: 

  • éviter absolument de fumer ou de laisser quelqu’un fumer dans le logement ou dans la voiture, même fenêtres ouvertes ; 
  • aérer en ouvrant les fenêtres au moins 10 minutes par jour ; 
  • aérer après avoir cuisiné, bricolé, pris une douche ou un bain, fait sécher du linge, installé un nouveau meuble, réalisé des travaux de peinture… ; 
  • nettoyer régulièrement les filtres de la VMC (ventilation mécanique contrôlée), si vous en avez une ; 
  • limiter l’utilisation d’encens, de bougies et de parfums d’intérieur ; 
  • faire contrôler régulièrement les appareils de chauffage ; 
  • ventiler votre cave. 

Réduire l’exposition à la pollution de l’air extérieur

La pollution de l’air extérieur fait partie de notre environnement quotidien. Il est toutefois possible d’en réduire l’impact grâce à certaines précautions. 

Rester informé·e 

  • surveiller l’indice de qualité de l’air via les bulletins d’information et les prévisions météo. 

En cas de pic de pollution 

  • éviter les zones à fort trafic routier ; 
  • aérer le domicile en dehors des heures de pointe ; 
  • privilégier les transports collectifs plutôt que la voiture ; 
  • limiter les activités physiques intenses, comme les compétitions ou la course à pied. 

En dehors des pics de pollution 

  • privilégier la marche, le vélo et les transports en commun ; 
  • choisir des itinéraires éloignés des axes à forte circulation ; 
  • éviter l’utilisation de pesticides ; 
  • pratiquer une activité physique en extérieur dans des espaces verts ou des zones piétonnes ; 
  • éviter de promener les bébés et les jeunes enfants à proximité des grands axes routiers. 

Groupes plus vulnérables face à la pollution de l’air

Certaines personnes sont particulièrement vulnérables aux effets de la pollution de l’air. C’est notamment le cas des enfants, dont les poumons sont encore en développement, des femmes enceintes, des personnes âgées, ainsi que des personnes souffrant de maladies respiratoires ou cardiovasculaires chroniques. 

Chez les enfants, l’exposition à la pollution de l’air peut avoir des conséquences durables sur le développement des voies respiratoires. Chez les personnes plus fragiles sur le plan de la santé, la pollution de l’air peut aggraver des maladies existantes et augmenter les risques à long terme, y compris le risque de développer certains cancers, en particulier le cancer du poumon. Réduire l’exposition à la pollution de l’air est donc particulièrement important pour ces groupes.