Un diagnostic de cancer ne touche pas seulement la personne malade. Il vous concerne aussi, en tant que proche. Votre vie change elle aussi, alors même que vous essayez de rester fort pour l’autre.
Vous accompagnez la personne malade en consultation ? Vous l’aidez dans les démarches administratives ou prenez en charge certaines tâches du quotidien ? Ou, tout simplement, vous êtes présent pour l’écouter ? Ce soutien, qu’il soit pratique ou émotionnel, n’est pas toujours simple. Car vous aussi, vous avez besoin de temps et d’énergie pour faire face à l’intensité des émotions qu’un tel diagnostic provoque.
Cette page de questions-réponses vous aide à surmonter le premier choc et à soutenir au mieux la personne qui vous est chère pendant et juste après le diagnostic. Jusqu’à ce que vous retrouviez ensemble une forme de stabilité.
Le diagnostic repose sur un entretien, un examen clinique et d’éventuels examens complémentaires. Sur cette base, le médecin propose un ou plusieurs traitements sur mesure. Nommer la maladie peut toutefois être un choc, qui empêche votre proche d’assimiler toutes les informations reçues.
Vous pouvez jouer un rôle essentiel !
Proposez de l’accompagner au rendez-vous.
Avant la consultation, notez ensemble ces trois questions
importantes sur papier ou sur un support numérique :
Pendant la consultation, prenez des notes aussi détaillées que possible. N’hésitez pas à poser vous-même des questions si quelque chose n’est pas clair. Votre proche pourra relire ces informations plus tard, à tête reposée.
D’autres questions importantes ?
La Fondation contre le Cancer a conçu Mon Guide pour accompagner au quotidien les personnes atteintes d’un cancer. On y trouve :
En tant que proche, vous pouvez aider la personne malade à le compléter. Et, au passage, n’hésitez pas à profiter vous aussi de ces conseils !
Lorsqu’une personne que vous aimez apprend qu’elle a un cancer, votre propre monde peut également vaciller. Le choc peut être immense, et il faut parfois plusieurs jours, voire plusieurs semaines, pour intégrer pleinement la réalité de la situation. Que vous cherchiez avant tout à soutenir votre proche ou que vous soyez vous-même submergé par vos émotions, toutes ces réactions sont légitimes.
Un événement aussi bouleversant s’accompagne souvent de différentes phases psychologiques. Les connaître peut vous aider à mieux comprendre ce que vous ressentez, tout en vous permettant de mieux appréhender ce que votre proche est susceptible de traverser.
LA PHASE DE CHOC
Vous êtes en état de choc. Votre cerveau n’arrive pas encore à
assimiler la nouvelle. Vous allez réagir de différentes façons :
colère, sidération, déni. Vous pouvez aussi pleurer, rester
silencieux, crier… Toutes ces réactions sont normales face à une
situation qui ne l’est pas.
LA PHASE DE RÉACTION
Peu à peu, la réalité du diagnostic s’impose. Les émotions déjà
ressenties deviennent plus intenses : peur, tristesse, impuissance…
Parfois apparaissent aussi des sentiments de culpabilité («
Pourquoi la personne que j’aime est-elle malade alors que je suis
en parfaite santé ? ») ou d’injustice (« Pourquoi la maladie
frappe-t-elle précisément cette personne-là ? »). La plupart
des gens se sentent agités, dorment mal ou perdent l’appétit.
Certains, en revanche, ressentent un certain apaisement, car le
diagnostic a permis de clarifier les choses et cela réduit le champ
de l’incertitude.
LA PHASE D’ADAPTATION
Les émotions fortes restent présentes, mais deviennent plus
supportables. Vous apprenez à vivre avec elles. Vous prenez
conscience que le cancer bouleverse tout, y compris votre vie de
proche, mais vous osez à nouveau regarder vers l’avenir et cherchez
des moyens d’aider concrètement la personne atteinte d’un cancer,
de la soutenir émotionnellement, tout en ménageant un peu de temps
pour vous.
Ces trois étapes forment LE PROCESSUS D’ADAPTATION : une manière progressive de gérer le diagnostic et ses conséquences, tant pour la personne atteinte d’un cancer que pour vous.
Entre l’annonce du diagnostic et le retour à la stabilité, comment faire face à la situation ? Voici quelques conseils pratiques.
LA PHASE DE CHOC
Au début, tout semble irréel. Vous essayez de comprendre les paroles du médecin, de réconforter votre proche, tout en gardant vous-même votre équilibre.
LA PHASE DE RÉACTION
La réalité s’impose peu à peu. Les émotions remontent plus fortement à la surface – les vôtres aussi.
Vous ne pourrez partager vos émotions ou les gérer que si vous les identifiez et les acceptez. Et cela s’apprend :
Partager un diagnostic de cancer avec la famille, les amis ou les collègues n’est jamais simple. Certains veulent en parler rapidement. D’autres ont besoin de temps pour digérer la nouvelle. En tant que proche, vous pouvez apporter votre soutien, mais il est important de respecter le rythme et les souhaits de la personne malade.
Tout le monde ne se sent pas à l’aise lorsqu’il s’agit de parler du cancer. Certaines personnes redoutent d’inquiéter les autres ou ne savent pas comment réagir face aux questions ou aux émotions. Dans ces moments-là, votre simple présence peut déjà beaucoup apporter, à condition d’écouter sans chercher à diriger la conversation.
Quelques conseils :
Quelques formulations possibles :
En tant que proche — partenaire, parent ou grand-parent — vous pouvez aussi ressentir ce réflexe de protection. Il peut alors être difficile de trouver un équilibre entre le respect du rythme de la personne malade et la nécessité de rester honnête avec les enfants.
Il est important de garder à l’esprit que les études montrent qu’il est préférable d’impliquer les enfants dans la situation. Même lorsqu’on évite le sujet, les enfants perçoivent généralement que la dynamique familiale change après un diagnostic de cancer.
Lorsqu’ils sont informés rapidement et de manière adaptée à leur âge, notamment sur la maladie et les conséquences possibles des traitements, les enfants ont tendance à développer moins d’anxiété et à mieux vivre la situation par la suite.
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Comment le médecin pose-t-il un diagnostic ?
En cas de suspicion de cancer, le médecin réalise une évaluation approfondie pour comprendre précisément la nature, l’étendue et la gravité de la maladie. Ce diagnostic précis est indispensable pour proposer un traitement sur mesure.
Pour y parvenir, le médecin :
Ces termes peuvent sembler complexes. N’hésitez pas à demander des explications lors de votre consultation, ou à consulter la rubrique « principaux examens diagnostiques » sur le site de la Fondation contre le Cancer, comme support d’information complémentaire.