Équipe du Professeur Sabine Tejpar (2020)

Équipe du Professeur Sabine Tejpar (2020)

Description du projet

  • Titre du projet : Coevolution of epithelium and immune response in colorectal cancer: comprehensive longitudinal analysis and manipulation of crosstalk leading to exhausted responses in dedicated mouse models
  • Année de sélection : 2020
  • Institution : KU Leuven
  • Montant octroyé : 337 500 €
  • Durée du financement : 3 ans

Equipe du Professeur Sabine Tejpar photo

Les tumeurs colorectales peuvent se subdiviser en deux sous-groupes en fonction d’anomalies de réparation de l’ADN : les tumeurs de phénotype MSI (microsatellites instables) et les tumeurs de phénotype MSS (microsatellites stables). Le plus souvent, les tumeurs dont les cellules présentent une forte instabilité des microsatellites (des séquences répétées au sein de leur ADN) ont un meilleur pronostic que les tumeurs dont les satellites sont stables ou peu instables.

Les tumeurs colorectales de phénotype MSS ne répondent pas à l’immunothérapie, contrairement au petit groupe des tumeurs MSI. Cependant, le cancer colorectal de phénotype MSS n’est pas une entité homogène et les différentes tumeurs concernées présentent divers mécanismes pour échapper à la reconnaissance par le système immunitaire. Nous avons cartographié plusieurs de ces interactions cellulaires dans des tumeurs humaines déjà constituées. Ces interactions sont le résultat d’une lente évolution de ces tumeurs avec leur environnement. Identifier les altérations de l’environnement tumoral qu’il pourrait être utile de cibler nécessite donc de remonter dans l’historique des lésions et de réaliser des analyses longitudinales de l’évolution tumorale. Pour ce faire, nous analyserons en détail le phénotype d’un modèle expérimental de cancer colorectal chez la souris, semblable aux cancers humains, en manipulant des processus clés dont l’importance a déjà été reconnue dans certains sous-ensembles de cancers colorectaux. De cette façon, nous voulons comprendre quand et comment la tumeur parvient à échapper aux défenses immunitaires. Nous tentons également d’identifier des cibles qui permettraient de renforcer la reconnaissance immunitaire et d’augmenter l’efficacité des traitements.